La bonté humaine

La bonté humaine. Est-ce possible ?

La recherche et l’engagement de Jacques Lecomte.

 

Quel est notre regard sur l’homme, sur l’humanité ? Comment nous représentons-nous les êtres humains ? Plutôt négativement ou plutôt positivement, plutôt avec méfiance ou plutôt avec confiance ? L’orientation de nos représentations va influer sur nos comportements.

Pour certains, l’homme est plutôt mauvais. Le jugement est sévère. L’attention se porte principalement sur le mal qu’il engendre ou a engendré. Cette condamnation se manifeste dans des théories philosophiques ou religieuses, et jusque dans des approches qui se veulent scientifiques. Dans la vie quotidienne elle-même, une critique généralisée prévaut. Elle débouche sur le cynisme. La défiance l’emporte. Ce pessimisme engendre démobilisation et absence d’espoir.

 

Pourquoi ce livre,

 

Bien sûr, dans la réalité humaine, les opinions ne sont pas aussi tranchées, mais il y a bien des orientations dominantes. Le choix que nous faisons en la matière ne relève pas seulement de notre réflexion. Il a des implications majeures pour nous-même et pour les autres. Ainsi, le livre de Jacques Lecomte intitulé : « La bonté humaine » (1) nous concerne tous. Pour certains, un tel énoncé est presque une provocation. Ils n’y voient qu’idéalisme, voire une idéologie opposée. Pour d’autres, attentifs à voir la bonté autour d’eux, ce titre répond à une attente. De fait, l’auteur nous apporte un éclairage, car il s’appuie sur une approche scientifique pour mettre en lumière : « altruisme, empathie, générosité » dans les comportements humains.

Il nous explique comment il a été amené à écrire ce livre : « Lorsque j’ai parlé autour de moi de ce livre que j’étais en train d’écrire, cela n’a laissé personne indifférent. J’ai globalement suscité deux sortes de réactions. Certaines personnes étaient très enthousiastes… D’autres étaient nettement plus critiques ; « Ah oui, je vois… Vous êtes du genre rousseauiste. Vous ne croyez tout de même pas au mythe du bon sauvage… » (p 10). « Au départ, mon objectif, en écrivant cet ouvrage, était simplement de rééquilibrer la perspective négative souvent exprimée sur l’être humain, en montrant l’autre facette, plus positive. Plus j’avançais dans mes lectures, plus je constatais que le fond de bonté est davantage constitutif de notre être que la tendance à la violence et à l’égoïsme » (p 298).

Jacques Lecomte est docteur en psychologie, chercheur et universitaire, président de l’association francophone de psychologie positive. Son ouvrage repose sur des centaines d’études scientifiques et de très nombreux témoignages. En repoussant à la fois une conception exagérément pessimiste, et une conception exagérément optimiste, l’auteur plaide pour une conception « optiréaliste » : « L’individu ayant une propension fondamentale à la bonté, mais pouvant également se tourner vers la violence, par manque existentiel, il convient de faciliter les situations susceptibles de faire émerger le meilleur de chacun tout en étant lucide sur le fait qu’aucune société ne peut transformer radicalement les individus. Chacun a sa part de responsabilité : les individus comme les institutions » (p 299).

 

Quel cheminement ?

 

Le livre se développe en deux temps.

Dans la première partie, l’auteur décrit et explique des situations où l’on s’attendait à ce que la violence et le chacun pour soi dominent alors que c’est le contraire qui se produit : des personnes en sauvent d’autres au risque de leur vie ; des individus violents changent radicalement d’orientation après avoir rencontré des personnes qui ont su reconnaître leur fond de générosité ; d’autres pardonnent des actes de grande violence  dont ils ont été victimes… Nous trouvons une description de réalités humaines que nous recevons avec admiration, comme la manière dont beaucoup de juifs ont été sauvés en France durant la seconde guerre mondiale ou encore un phénomène moins connu, mais tout aussi remarquable, comme la fraternisation qui s’est manifestée à certains moments entre les deux camps opposés dans les tranchées de la « grande guerre ». Nous avons lu avec émotion les récits et les témoignages qui abondent dans ces chapitres et qui permettent à l’auteur de nous proposer des réflexions de grande portée. L’une d’entre elles, par exemple, nous invite à considérer que non seulement le pardon est possible, mais que les criminels peuvent s’amender.

Dans la seconde partie, Jacques Lecomte aborde les fondements de ce qui constitue l’être humain à partir d’un ensemble de disciplines : la psychologie du bébé et du jeune enfant, mais aussi la primatologie (l’étude des singes primates) et l’anthropologie (tout particulièrement, l’étude des peuples premiers). D’autres données sont issues de deux disciplines en plein essor : la neurobiologie et l’économie expérimentale. « Une partie importante de ces recherches a été réalisée à partir des années 2000. Autrement dit, je n’aurais pas pu écrire un ouvrage aussi documenté, il y a seulement dix ans » (p 12).

 

Les nouvelles approches scientifiques.

 

Effectivement, plusieurs approches convergent dans la mise en évidence d’un potentiel humain.

La psychologie des bébés et des jeunes enfants est, à cet égard, tout à fait révélatrice. « Depuis les années 1980, et plus encore depuis les années 2000, une quantité impressionnante de recherches nous permettent de mieux connaître le fonctionnement relationnel du bébé. Il est génétiquement prédisposé à communiquer très tôt avec autrui et à manifester de l’empathie » (p 224). Ainsi, quelques heures après sa naissance, le bébé commence à entrer en connexion avec ceux qui l’entourent. « Dès sa toute petite enfance, le bébé n’est pas seulement réceptif à l’univers humain qui l’entoure, mais également capable d’amorcer la communication en « espérant » que les autres humains vont réagir à son comportement » (p 227). On peut parler d’ « intersubjectivité innée » selon laquelle le nourrisson naît avec une conscience réceptive aux états objectifs des autres personnes. D’autres observations montrent que les jeunes enfants sont naturellement altruistes. Ils aiment aider. Et de même, ils manifestent naturellement de l’empathie. En avance sur son temps, une grande éducatrice, Maria Montessori (2), avait perçu très tôt le potentiel de l’enfant. Aujourd’hui, la recherche appuie une vision positive de l’éducation. « On a longtemps cru que les pratiques éducatives destinées à développer la gentillesse avaient pour but d’inhiber les tendances égoïste de l’enfant et les remplacer par des attitudes altruistes. Mais les choses ne se passent pas du tout de cette manière. En fait, l’éducation s’appuie sur une prédisposition innée à l’altruisme chez l’enfant, elle développe l’altruisme (ou le réduit), elle ne le crée pas » (p 229).

 

Deux chapitres portent sur les origines de l’humanité. À chaque fois, l’auteur montre un changement majeur dans les représentations dominantes. Ainsi, dans le passé, certains anthropologues ont pu considérer les ancêtres de l’homme, les hominidés, comme des « bêtes de proie ». C’est la théorie du « grand singe tueur ». Or les recherches actuelles sur les singes montrent que « les relations sociales des primates sont essentiellement pacifiques et coopératives ». Dans ses recherches, le primatologue, Frans de Waal, a mis en évidence chez les primates un potentiel altruiste au point qu’il a pu écrire récemment à leur sujet un  livre au titre éminemment significatif : « L’âge de l’empathie. Leçons de la nature pour une société solidaire » (3).

Parallèlement, il y a également un changement d’orientation dans l’anthropologie. Jacques Lecomte consacre un chapitre à cette évolution : « De l’accent sur un « peuple féroce » imaginaire à l’étude de peuples plutôt pacifiques ».

 

Un nouvel horizon s’est ouvert récemment à travers les découvertes de la neurobiologie : « Notre cerveau est prédisposé à l’amour, la coopération et l’empathie ». Ainsi, l’auteur rapporte le rôle d’une hormone, « l’ « ocytocine », qui favorise l’empathie et la générosité. Les centres de récompense mis en évidence dans le cerveau sont activés par le plaisir de souhaiter du bien aux autres au point que des équipes de chercheurs se sont « intéressées à une forme de méditation, appelée « méditation bonté » qui vise à augmenter le sentiment d’affection et d’attention envers soi et envers autrui. Assise dans une position relaxée, la personne pense positivement à quelqu’un qu’elle apprécie. Elle élargit ensuite ces sentiments. On observe en  retour de multiples effets bénéfiques… Ses relations avec les autres s’améliorent ainsi que sa santé physique et psychique… » (p 255).

Il y a également la mise en  évidence d’un potentiel d’empathie chez l’homme. Les observations psychologiques peuvent maintenant se fonder sur une découverte récente de la neurobiologie, celle des « neurones miroirs ». « Ces cellules nerveuses s’activent non seulement quand un individu accomplit une action, mais quand il voit un autre individu la réaliser… Elles nous permettent non seulement de reconnaître et de comprendre le sens des actions d’autrui (empathie cognitive), mais également ce que ce dernier ressent (empathie émotionnelle » (p 262).

 

Jacques Lecomte consacre enfin un chapitre à l’économie expérimentale. Les recherches actuelles menées dans cette discipline toute récente montrent qu’on ne peut fonder les sciences économiques sur une conception étroite de l’être humain appelé « homo oecomenicus » qui serait essentiellement individualiste, rationnel et égoïste.  Pendant longtemps, la pensée économique dominante a été peu ouverte à l’expérimentation. « Mais, depuis une vingtaine d’années, l’économie expérimentale est en plein essor. Ce courant de recherche a clairement montré que les individus fondent leurs décisions sur la coopération, la confiance, le sentiment de justice et d’empathie plutôt que sur l’égoïsme intéressé. Ce qui est exactement à l’opposé des prédictions des théories économiques officielles » (p 277). Malheureusement, « les convictions des économistes néoclasssiques fonctionnent souvent comme des « prophéties autoréalisatrices ». Elles deviennent « vraies » par le simple fait de se diffuser dans la population » (p 290). En regard de cette idéologie, l’auteur se propose de montrer dans un prochain ouvrage « qu’une économie fondée sur la confiance en autrui et sur la coopération fonctionne plus efficacement qu’une économie fondée sur la compétition et la cupidité ». En réhabilitant « les valeurs fondamentales », il ouvre ainsi pour nous un horizon.

 

Un nouvel horizon.

 

La manière de percevoir l’orientation de l’être humain vers le bon ou le mauvais est une représentation qui s’inscrit dans l’histoire des mentalités et dans l’évolution des cultures. On constate autour de nous des perceptions très différentes à ce sujet. « Pourquoi certains croient-ils si fort à la méchanceté humaine ? ». L’auteur examine successivement le rôle des média, notre propre fonctionnement psychologique, la culture, l’imprégnation idéologique. Le lecteur trouvera dans ce chapitre des éléments de réponse.

La perception de la positivité et de la négativité de la personne humaine s’inscrit elle-même dans un climat social et culturel. Ainsi d’après les enquêtes internationales, le pessimisme est plus fort en France que dans d’autres pays comparables. La défiance est présente. À la question : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ou que l’on n’est jamais assez méfiants », 21 % des français estiment que l’on peut faire confiance, contre 66 % en Norvège et en Suède. Sur 26 pays étudiés, la France se trouve au 24è rang » (p 325) (4).

Si la réponse à la question d’une prédisposition de l’homme au bien ou au mal est influencée par la manière de percevoir la vie sociale, elle s’inscrit également dans le temps. Ainsi, on peut émettre l’hypothèse d’une relation entre l’agressivité, la violence, la répression correspondante d’autre part, les frustrations engendrées par la faim, la maladie, la misère d’autre part. Si le bonheur apparaît comme une idée neuve en Europe au XVIIIè siècle, il y a bien un rapport avec une amélioration des conditions de vie.

Il y a une influence réciproque entre les mentalités et les visions du monde. Ainsi, en théologie, « la conception du péché originel, qui signifie que chaque être humain naît avec un penchant fondamental au mal », apparaît dans le contexte d’une Eglise qui reprend et poursuit le règne impérial. Elle se répand à partir des écrits d’Augustin d’Hippone (saint Augustin) et elle va conditionner les mentalités tout au long de la chrétienté. Or, selon Georges Minois, auteur d’un ouvrage de référence sur ce sujet, « l’idée d’une chute primordiale dont tous les hommes partageraient la culpabilité est absente de l’Ancien Testament et des Evangiles. C’est une création tardive de théologiens qui voulaient renforcer l’édifice doctrinal » (p 327). Il y a donc des interrelations entre les idéologies et les représentations. Ainsi, au XXè siècle, les sciences humaines ont elles-mêmes été imprégnées par des idées selon lesquelles l’homme se caractérise par l’égoïsme et une propension à la violence. Dans ces chapitres sur l’anthropologie, la primatologie, la psychologie, Jacques Lecomte montre combien certains auteurs ont écrit dans ce sens au point que leurs conclusions apparaissent aujourd’hui comme caricaturales. À cet égard, l’idéologie matérialiste de Freud a projeté sur l’enfant des représentations extrêmement négatives. « L’enfant est absolument égoïste. Il ressent intensément ses besoins et aspire sans aucun égard à leur satisfaction, en particulier face à ses rivaux, les autres enfants » (p 230). À cet égard, on se reportera également à l’analyse circonstanciée de Jérémie Rifkin dans son livre « Vers une civilisation de l’empathie » , il montre comment pendant plusieurs décennies, la pensée de Freud a handicapé le développement de la psychologie de l’enfant.

 

Vers un nouveau paradigme…

Aujourd’hui, dans la crise que nous traversons, on perçoit, en arrière plan,  une grande mutation. Mais si les menaces sont bien présentes, il y a aussi des prises de conscience qui suscitent des actions. Et ces prises de conscience peuvent s’inscrire dans une transformation de la vision du monde comme c’est le cas dans le domaine de l’écologie. On peut aller plus loin dans l’interprétation ; au delà de la réaction à la menace, n’y aurait-il pas une émergence, l’anticipation d’un autre avenir ?

La revue « Sciences humaines » a publié récemment un dossier sur « le retour de la solidarité : empathie, altruisme, entraide ». La responsable de ce dossier, Martine Fournier, note un changement dans les préoccupations et les orientations (5). Cette évolution est internationale comme en témoigne l’ouvrage de Jérémie Rifkin : « Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l’empathie » (6).

Le livre de Jacques Lecomte sur « la bonté humaine » s’inscrit dans le même mouvement. Ainsi peut-il évoquer : « Un changement de paradigme porteur d’implications sociales et politiques » (p 295). « Ce nouveau millénaire voit se réaliser sous nos yeux ce que Thomas Kuhn appelle une révolution scientifique, c’est-à-dire une période historique exceptionnelle au cours de laquelle se modifient les convictions des spécialistes. » Le changement s’accélère. « Une partie importante des découvertes citées dans ce livre ont été faites depuis les années 2000. Conclusion : les théoriciens de l’homme égoïste et violent sont des gens du passé, du siècle et même du millénaire passé » (p 297). Une vision nouvelle est en train d’apparaître.

 

En commentaire : une esquisse de réflexion spirituelle.

 

On observe parallèlement des transformations profondes dans la vie spirituelle et religieuse.

Un chercheur britannique, David Hay, a pu définir la spiritualité comme « une conscience relationnelle » avec Dieu, la nature, les êtres humains et soi-même (7). Dans le même mouvement, des recherches récentes ont mis en évidence la spiritualité des enfants (8). Tout ceci est en cohérence avec les études que nous venons de mentionner.

Par rapport aux séquelles d’un  héritage, celui d’une théologie répressive centrée sur le péché originel, dont on mesure aujourd’hui les conséquences négatives, nous sommes appelés à revenir tout simplement à l’enseignement de Jésus au cœur duquel se trouve l’amour, le pardon, le non jugement. « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mat 5. 16). Cette parole de Jésus ne signifie-elle pas  que non seulement ceux qui le suivent sont appelés à être bons, mais qu’il y a chez les hommes une capacité de reconnaître ce qui est bon parce que, à leur mesure, ils ont déjà une expérience de ce que cela signifie, et que dans le même mouvement, ils peuvent entrer dans ce courant de vie jusque dans la louange et la reconnaissance de la bonté de Dieu. Ainsi, les disciples de Jésus sont appelés à permettre la reconnaissance de ce qui est bon : prédisposition à la bonté ou manifestation de celle-ci.

Des théologiens comme Jürgen Moltmann nous aident à percevoir aujourd’hui l’œuvre de l’Esprit de Dieu à la fois dans la transcendance et dans l’immanence, ce qui germe et grandit dans la création. En Christ mort et ressuscité, une nouvelle création est en marche et Dieu nous appelle à l’espérance. Par rapport à la théorie classique de l’évolution qui procède à partir des seuls évènements du passé, Moltmann montre une dynamique où nous anticipons un avenir qui se manifeste déjà. Il a exprimé cette pensée dans plusieurs livres, mais il y revient, en termes très accessibles, dans un ouvrage tout récent paru en 2012 : « Ethics of hope » (Une éthique de l’espérance) (9). Ainsi écrit-il : « Le concept de l’évolution nous permet de comprendre comment ce qui existe aujourd’hui s’est réalisé, mais non comment cela aurait pu être et peut aujourd’hui devenir possible » (p 125). Et il met en évidence les théories nouvelles de l’émergence. « Il y a dans l’histoire de la nature des processus dans lesquels de nouveaux ensembles, de nouvelles formes émergent… Dans le jeu du hasard et de la nécessité, il y a une tendance vers des formes de plus en plus complexes… » (p 126). Cette tendance a été désignée comme une auto organisation de l’univers (self-organisation) ou « une auto organisation de la vie »… L’interprétation théologique ne contredit pas cette perspective. Au contraire. Elle donne à cette idée une profondeur nouvelle à travers l’idée d’une « auto transcendance » (Karl Rahner) sur la base de l’immanence et de la transcendance de l’Esprit Divin » (p 126). Dans ce grand mouvement, « l’Esprit de Dieu libère et unit en  anticipant la nouvelle création ». Puisque l’humanité participe à cette dynamique, elle ne va pas s’aligner sur la sélection naturelle ou la lutte pour l’existence, mais au contraire mettre en avant le principe de la coopération. Ainsi Moltmann met en évidence les recherches qui se développent aujourd’hui, comme par exemple la découverte des neurones miroirs. Déjà, dans son livre : « Dieu dans la création (10), Moltmann avait écrit : « L’essence de la création dans l’Esprit est par conséquent la « collaboration » et les structures manifestent la présence de l’Esprit dans la mesure où elles font connaître « l’accord général » (p 25). « Etre vivant signifie entrer en relation avec les autres. Vivre, c’est la communication dans la communion » (p 15).

 

On pourrait reprendre ici la pensée de Teilhard de Chardin : « Tout ce qui monte, converge ». Ici, une théologie innovante entre en phase avec les transformations qui se manifestent dans un courant de pensée et qui inspirent Jacques Lecomte lorsqu’il évoque un nouveau paradigme. Son ouvrage sur « la bonté humaine » nous introduit dans une vision en plein devenir. Ce livre est passionnant, émouvant. Il ouvre des voies nouvelles qui vont au delà des relations interpersonnelles puisqu’elles tracent également un chemin pour des transformations sociales à travers le projet de l’auteur d’écrire un livre pour une nouvelle manière d’envisager l’économie. Cette lecture éveille espoir et dynamisme.

 

J H

 

(1)            Lecomte (Jacques). La bonté humaine. Altruisme, empathie, générosité. Odile Jacob, 2012.

(2)            Montessori (Maria). L’enfant. Desclée de Brouwer, 1936 (édition originale).

(3)            De Waal Frans). L’âge de l’empathie. Leçons de nature pour une société plus solidaire. Les liens qui libèrent. 2010.

(4)            Un article à ce sujet : « Défiance ou confiance. Quel style de relations ? Quelle société ? » http://www.temoins.com/culture-et-societe/societe/345-jean-hassenforder-defiance-ou-confiance-.html

(5)            Le retour de la solidarité. Dossier animé par Martine Fournier, p 32-51, in : Sciences Humaines, N° 223, février 2011. Voir sur ce blog : « Quel regard sur la société et sur le monde ? » https://vivreetesperer.com/?p=191

(6)            Rifkin (Jérémie). Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l’empathie. Les liens qui libèrent, 2011. Voir sur ce blog : « La force de l’empathie » http://www.vivreetes.com/?p=137 et, sur le site de Témoins : « Vers une civilisation de l’empathie » http://www.temoins.com/recherche-et-innovation/etudes/816-vers-une-civilisation-de-lempathie-a-propos-du-livre-de-jeremie-rifkinapports-questionnements-et-enjeux.html

(7)            Hay (David). Something there. The biology of the human spirit. Darton, Longman, Todd, 2006. Voir sur ce blog : « Expériences de plénitude » https://vivreetesperer.com/?p=191. Sur le site de Témoins : « La vie spirituelle comme une conscience relationnelle » http://www.temoins.com/recherche-et-innovation/etudes/672-la-vie-spirituelle-comme-une-l-conscience-relationnelle-r.html?showall=1

(8)            Sur ce blog : « l’enfant, un être spirituel » https://vivreetesperer.com/?p=340  Sur le site de Témoins : « Découvrir la spiritualité des enfants.  Un signe des temps » http://www.temoins.com/recherche-et-innovation/etudes.html

(9)            Moltmann (Jürgen). Ethics of hope. Fortress Pres, 2012

(10)      Moltmann  (Jürgen). Dieu dans la création. Traité écologique de la création. Cerf, 1988. Voir sur le blog : « L’Esprit qui donne la vie : « Dieu dans la création » http://www.lespritquidonnelavie.com/?p=766

Pourquoi ce blog ?

Vivre et espérer, c’est une vie en mouvement. Nous en ressentons les bienfaits. Lorsque la confiance est là, le courant passe. Parce qu’il y a un horizon, les impasses ne sont pas définitives. Le flux de la vie passe sans appréhension. La créativité s’exprime en terme de projet. Dans l’espérance, on ne regarde pas en arrière, mais en avant. Les impasses ne sont pas définitives. Il y a toujours un recommencement.

Cette vision de la vie peut apparaître comme un beau rêve, sans consistance. Lorsque nous sommes confrontés à la réalité du mal, l’ombre peut nous cacher la lumière. De fait, à certains  moments, nous sommes assaillis. Face à la mort ou à la maladie, nous sommes tenté de baisser les bras. Et d’ailleurs, à terme, le destin collectif de l’humanité peut nous apparaître lui-même voué à l’impasse. Dans les apparences, c’est, à tout coup, la mort qui gagne. La solution est-elle dans l’abandon ou dans la fuite ? Ou bien, n’y a-t-il pas déjà dans la vie elle-même un refus de l’absurde ? De fait, vivre ne va pas sans espérer. La vie requiert une espérance, un horizon, un avenir.

Si, dans le passé, pour certains, la religion a pu apparaître comme une source d’enfermement et de peur, nous sommes là en présence d’une perversion du message divin. La spiritualité a pu être définie comme une « conscience relationnelle » (1). Notre vie dépend de la qualité des relations dans laquelle elle s’inscrit. Nous partageons ici notre conviction que selon une foi chrétienne bien entendue, Dieu est lui-même un Dieu de bonté, un Dieu relationnel, communion d’amour entre les personnes divines , qui vient à notre rencontre. Ce Dieu créateur et sauveur est puissance de vie. La Résurrection de Christ a engagé le processus d’une création nouvelle dans laquelle Dieu sera tout en tous. Comme l’écrit le théologien Jürgen Moltmann (2), la foi chrétienne se caractérise par l’espérance. En Dieu, personnellement et collectivement, nous avons un avenir. Nous ne nous trouvons pas devant un mur infranchissable . Dieu nous accompagne dans nos difficultés. Il nous renouvelle et il nous ouvre à son avenir. Ainsi, dans la confiance que Dieu désire nous communiquer, pouvons nous goûter la vie et la vivre dans la reconnaissance pour tout ce qui est bon et beau.

Ce blog veut donc être un espace pour tous ceux qui désirent y partager une tonalité positive. Cette tonalité positive a une influence bénéfique sur nos comportements personnels ou collectifs. Elle peut prendre des formes diverses : observations, narrations, poèmes, études, enquêtes, interviews. Elle exclut, bien entendu, le « béni oui oui » et elle inclue les interpellations et les questionnements. Elle appelle le discernement. Elle peut se manifester sur des registres différents d’une humeur paisible à la gageure d’un défi personnel. L’animateur de ce blog cherchera donc à mettre en évidence les expressions, les réflexions qui concourent à ce projet et, en particulier, celles avec lesquelles il est déjà familier (3).

Ensemble, vivre et espérer ! Il y a dans cette expression une intensité de vie. L’Esprit nous conduira. En termes chrétiens, « Que le Dieu de l’Espérance nous remplisse de joie et de paix dans la confiance en Lui » (5). Ce blog appelle à un partage convivial et à la participation. C’est un lieu de rencontre. Ensemble, vivre et espérer !

Jean Hassenforder

 

(1)         La vie spirituelle comme une « conscience relationnelle ». Une recherche de David Hay sur la spiritualité d’aujourd’hui. Voir : www.temoins.com  rubrique : études

(2)         Voir le site blog sur la pensée de Jürgen Moltmann : www.lespritquidonnelavie.com

(3)         www.temoins.comwww.lespritquidonnelavie.com  Livre : Hassenforder (Odile). Sa présence dans ma vie. Empreinte.Temps présent, 2011 (www.editions-empreinte.com )

(4)         Epître aux romains. 15 :13

 

 

Bienvenue sur Vivre et espérer

Vivre et espérer, c’est une vie en mouvement. Nous en ressentons les bienfaits. Lorsque la confiance est là, le courant passe. Parce qu’il y a un horizon, les impasses ne sont pas définitives. Le flux de la vie passe sans appréhension. La créativité s’exprime en terme de projet. Dans l’espérance, on ne regarde pas en arrière, mais en avant. Les impasses ne sont pas définitives. Il y a toujours un recommencement.

Cette vision de la vie peut apparaître comme un beau rêve, sans consistance. Lorsque nous sommes confrontés à la réalité du mal, l’ombre peut nous cacher la lumière. De fait, à certains  moments, nous sommes assaillis. Face à la mort ou à la maladie, nous sommes tenté de baisser les bras. Et d’ailleurs, à terme, le destin collectif de l’humanité peut nous apparaître lui-même voué à l’impasse. Dans les apparences, c’est, à tout coup, la mort qui gagne. La solution est-elle dans l’abandon ou dans la fuite ? Ou bien, n’y a-t-il pas déjà dans la vie elle-même un refus de l’absurde ? De fait, vivre ne va pas sans espérer. La vie requiert une espérance, un horizon, un avenir.

Si, dans le passé, pour certains, la religion a pu apparaître comme une source d’enfermement et de peur, nous sommes là en présence d’une perversion du message divin. La spiritualité a pu être définie comme une « conscience relationnelle » (1). Notre vie dépend de la qualité des relations dans laquelle elle s’inscrit. Nous partageons ici notre conviction que selon une foi chrétienne bien entendue, Dieu est lui-même un Dieu de bonté, un Dieu relationnel, communion d’amour entre les personnes divines , qui vient à notre rencontre. Ce Dieu créateur et sauveur est puissance de vie. La Résurrection de Christ a engagé le processus d’une création nouvelle dans laquelle Dieu sera tout en tous. Comme l’écrit le théologien Jürgen Moltmann (2), la foi chrétienne se caractérise par l’espérance. En Dieu, personnellement et collectivement, nous avons un avenir. Nous ne nous trouvons pas devant un mur infranchissable . Dieu nous accompagne dans nos difficultés. Il nous renouvelle et il nous ouvre à son avenir. Ainsi, dans la confiance que Dieu désire nous communiquer, pouvons nous goûter la vie et la vivre dans la reconnaissance pour tout ce qui est bon et beau.

Ce blog veut donc être un espace pour tous ceux qui désirent y partager une tonalité positive. Cette tonalité positive a une influence bénéfique sur nos comportements personnels ou collectifs. Elle peut prendre des formes diverses : observations, narrations, poèmes, études, enquêtes, interviews. Elle exclut, bien entendu, le « béni oui oui » et elle inclue les interpellations et les questionnements. Elle appelle le discernement. Elle peut se manifester sur des registres différents d’une humeur paisible à la gageure d’un défi personnel. L’animateur de ce blog cherchera donc à mettre en évidence les expressions, les réflexions qui concourent à ce projet et, en particulier, celles avec lesquelles il est déjà familier (3).

Ensemble, vivre et espérer ! Il y a dans cette expression une intensité de vie. L’Esprit nous conduira. En termes chrétiens, « Que le Dieu de l’Espérance nous remplisse de joie et de paix dans la confiance en Lui » (5). Ce blog appelle à un partage convivial et à la participation. C’est un lieu de rencontre. Ensemble, vivre et espérer !

Jean Hassenforder

 

(1)         La vie spirituelle comme une « conscience relationnelle ». Une recherche de David Hay sur la spiritualité d’aujourd’hui. Voir : www.temoins.com  rubrique : études

(2)         Voir le site blog sur la pensée de Jürgen Moltmann : www.lespritquidonnelavie.com

(3)         www.temoins.com. www.lespritquidonnelavie.com  Livre : Hassenforder (Odile). Sa présence dans ma vie. Empreinte.Temps présent, 2011 (www.editions-empreinte.com ) et la présentation sur le site de Témoins: Sa Présence dans ma vie

(4)         Epître aux romains. 15 :13

 

 

La grande connexion

Vivre au ciel maintenant, la grande connexionVivre au ciel maintenant
Selon Richard Rohr

Les représentations du Ciel qui nous sont traditionnellement proposées nous renvoient au lointain et au futur, et son accès au conditionnel. Cependant, ce paysage est en voie d’évolution.

Dans une séquence sur « la communion des saints », Richard Rohr nous ouvre une vision évangélique en se fondant sur les paroles de Jésus lors de son dernier repas avec ses disciples. Ici des interrelations s’affirment. Des barrières tombent : « Jésus leur dit toutes ces choses, et levant les yeux au ciel, il dit « Père, je ne demande pas pour ceux là seulement, mais aussi pour ceux qui croient en moi à travers leur parole : qu’ils puissent tous être un, de même que toi Père, tu es en moi et moi en toi, qu’ils puissent aussi être en nous de manière à ce que le monde puisse croire que tu m’as envoyé » (Jean 17. 1, 20-23).

« On peut voir dans cette prière le plus haut niveau de l’enseignement mystique du Nouveau Testament », écrit Richard Rohr. « Ici Jésus se connecte à tout. Il est dans le Père, le Père en vous, vous en Dieu, Dieu en lui, Dieu dans le monde et vous dans le monde. Tout cela est un ».

Pour Richard Rohr, c’est là le fond des choses. La relation est première. Nous ne vivons pas seuls, mais en relation. « Les saints voient les choses dans leur connexion et leur globalité ; ils ne voient pas les choses séparées. C’es tout un et cependant, comme la Trinité, c’est aussi différent. Ce que vous faites à l’autre, vous vous le faites à vous-même. Comme vous vous aimez vous-même, c’est aussi comme vous aimez votre prochain. Comme vous aimez Dieu, c’est comme vous vous aimez vous même. Comme vous vous aimez vous même, c’est comme vous aimez Dieu. Comme vous faites une chose, c’est comme vous faites toutes les choses ». Nous pouvons nous interroger dans cette perspective sur notre manière de vivre.

De même, cette approche nous appelle à discerner, à voir la réalité en profondeur. « La  foi, ce n’est pas simplement voir les choses en surface, mais à reconnaître leur signification profonde. Etre une personne de foi signifie que nous voyons les choses – les gens, les animaux, les plantes, la terre – comme intrinsèquement connectés à Dieu, connectés à nous-mêmes et donc absolument dignes d’amour et de dignité. C’est pour cela que Jésus a prié : Pour que nous voyons les choses dans leur unité, dans leur connexion ».

Où en sommes nous dans ce regard ? Notre maturité spirituelle est fonction de notre degré d’évolution dans la manière de percevoir notre connexion, nos interrelations. C’est ce que nous dit Richard Rohr : « Plus nous pouvons nous connecter, plus il y a de la sainteté en nous. Moins nous pouvons nous connecter, moins nous sommes transformés. Si nous ne pouvons pas nous connecter avec des gens d’autres religions, d’autres classes, d’autres races, avec nos « ennemis » ou avec ceux qui sont en souffrance, nous ne sommes pas très convertis. Les gens vraiment transformés sont capables d’une reconnaissance universelle… »

Notre manière de voir a des conséquences quant à notre manière de voir le « ciel ». « Nous n’allons pas au ciel, nous apprenons à vivre dans le ciel maintenant », écrit Richard Rohr. « Et personne ne vit seul au ciel. Ou nous apprenons à vivre en communion avec d’autres gens et avec tout ce que Dieu a créé, ou bien, très simplement, nous ne sommes pas prêts pour le ciel… »

Ainsi quel est le chemin ? « Nous avons été invités, même maintenant, même aujourd’hui, même en ce moment, à vivre consciemment dans la communion des saints, dans la Présence, dans le Corps, dans la Vie du Christ éternellement Ressuscité ».

J H

  1. Une méditation de Richard Rohr dans son site : Center for action and meditation : Living in Heaven now Vendredi 12 mars 2021 https://cac.org/living-in-heaven-now-2021-03-12/

Voir aussi ces autres méditations de Richard  Rohr

Enlever le voile : https://vivreetesperer.com/enlever-le-voile/

L’homme, la nature et Dieu : https://vivreetesperer.com/lhomme-la-nature-et-dieu/

 

Une vie qui ne disparait pas !

La mort d’un proche nous atteint au plus profond de nous-même. Notre relation avec lui est suspendue. L’expression de son amour à travers sa personne physique nous est ôtée. Et la manifestation de notre amour pour lui est désormais sans réponse. Alors se pose à nous une question cruciale : Qu’est-il advenu de cet être cher ? Dans le désert du doute engendré par la méconnaissance d’une conscience supérieure, beaucoup de gens souffrent de ce qui leur apparaît une chute dans le néant. La foi chrétienne nous apporte une réponse. Cependant, on constate des différences importantes dans la formulation de cette réponse, parfois des absences et des contradictions. Il y a bien des embûches comme la peur engendrée par l’image d’un Dieu redoutable ou la perspective d’une barrière qui s’élèverait entre les vivants et les morts. Face à la confusion, il y un grand besoin d’éclairage. Nous présentons ici un témoignage, celui d’une recherche de sens et la réponse qui a été trouvée.

 

« Partie ! Elle était partie. Il savait qu’elle était partie vers la plénitude de la communion avec un Dieu, communion d’amour.  Le souffle de l’Esprit s’était manifesté dans les témoignages au cours de la célébration.  Ce départ était donc éclairé par une conviction pacifiante. Dans les derniers mois, il avait mené la lutte avec elle au coude à coude.  En grâce, sa force et sa joie de vivre l’avait encouragé et éclairé . Ce lien d’amour était-il rompu ? Des discours, des propos laissaient entendre qu’il devrait attendre sa propre mort pour renouer avec sa présence. Et, jusque là, un grand vide. Alors plusieurs mois de déchirement s’en suivirent. Au carrefour de plusieurs cultures chrétiennes, il entendait des propos différents. Les avis étaient partagés. Certains de ses amis, sous l’emprise de doctrines rigides, étaient embarrassés. Leurs marques d’affection s’accompagnaient d’un grand silence. Et d’ailleurs, pour répondre aux attentes, il est bien utile de s’être déjà posé de vraies questions. L’expérience manquait. Dans d’autres cercles, en d’autres influences théologiques, la bonté se traduisait en encouragements qui le touchait : « Elle t’accompagne ». Mais lui, en désir d’honnêteté, il voulait ne pas céder à la facilité et pouvoir fonder son jugement sur une vraie compréhension biblique et théologique. C’est alors que la lecture du livre de Jürgen Moltmann : « In the end.. the beginning »(1) intervint providentiellement. Elle lui donnait la réponse. La présence demeurait sur un certain registre. Non pas une fixation fusionnelle, une communication précise, et non plus une prière à elle directement adressée. Non, tout simplement une seconde présence dans la communion en Christ. Pouvoir adorer et louer  Dieu en communion avec elle..et beaucoup d’autres. Et puis, il retrouva un texte d’elle où s’adressant au mari d’une amie décédée, elle parlait de celle-ci en terme de transfiguration dans la communion des saints. Dans les dernières années, elle avait croisé la pensée de Moltmann et, dans ses écrits personnels, il y avait bien des affinités avec cette pensée : une anticipation de la vie, une force et une joie de vivre… Peu à peu, il remontait la pente. L’affection reçue comptait. Et cependant, en dehors de quelques amis, proches et ouverts, il trouvait peu d’interlocuteurs pour partager sa réflexion. Pourtant, à l’époque, le seul éclairage des textes ne lui suffisait pas. Un jour, providentiellement, il reçut un soutien fondé sur une expérience analogue. Ce soutien lui donna de l’assurance. Ce fut un tournant décisif ».

 

Ce témoignage débouche sur une méditation à partir de la théologie de Jürgen Moltmann (2) dont nous présenterons par la suite quelques aspects, car elle apporte une vision à la fois cohérente et pacifiante fondée sur la parole biblique et inspirée par la puissance de l’amour de Dieu en Christ.

« Dieu si grand, si bon, si puissant dans son amour ! Christ mort et ressuscité a remporté la victoire sur la mort. L’Esprit qui donne la vie remplit tout l’univers et renverse les barrières.  La vie circule. La communion dans l’amour qui se manifeste dans un Dieu trinitaire se répand au delà et irrigue la réalité spirituelle. Il n’y a point de mur de séparation entre les vivants et les morts, mais une communion en Dieu, en Christ. La grâce de Dieu est plus forte que le mal et elle l’emportera dans la seconde création où « Dieu sera tout en tous ».   Dans les épreuves et les souffrances engendrées par le deuil, quel réconfort et quelle espérance ! »

 

JH

 

Sources

(1)            Moltmann  (Jürgen). In the end, the beginning. The life of hope. Fortress press, 2004 (Ce livre est en cours de traduction aux éditions Empreinte ) . Présentation du livre sur le site de Témoins : « Vivre dans l’espoir. Dans la fin…un commencement » http://www.temoins.com/ressourcement/vivre-dans-l-espoir-dans-la-fin-un-commencement.html

(2)            « La vie par delà la mort », sur le blog présentant la pensée de Jürgen Moltmann : L’Esprit qui donne la Vie http://www.lespritquidonnelavie.com/

 

Autres ressources

° On pourra lire aussi un article éclairant de Jean-Claude Schwab sur le site : expérience et théologie : « L’être intime. En quête de l’ « être intime » et du « corps spirituel ». Expériences actuelles à la lumière de la transfiguration, la résurrection et l’ascension de Jésus ». http://www.experience-theologie.ch/reflexions/ressourcement/letre-intime/

° Un livre émouvant rendant compte d’un cheminement spirituel écrit par la théologienne, Lytta Basset : Basset (Lytta). Ce lien qui ne meurt jamais. Albin Michel, 2007