Médiation animale

Quand l’animal vient réconforter l’homme

La médiation animale est une pratique innovante en France. Nous avons demandé à Béatrice Ginguay de nous faire part d’une expérience professionnelle, qui est aussi une expérience de vie

J H

 

thumbnail1 La médiation animale commence à se développer en France. Qu’est ce que la médiation animale ? Comment cette nouvelle pratique se développe-t-elle actuellement dans notre pays ?

Avant toute chose, je souhaiterais préciser un point important.

Dans un certain nombre de structures, des personnes bénévoles au grand cœur viennent visiter les patients, les résidents, accompagnées d’un animal.

Le bien-être ressenti et les bienfaits lors de ces échanges entre humains et avec l’animal, le partage d’émotions … sont  indéniables. Et j’admire ces personnes qui donnent de leur temps, de leur énergie, de leur attention. J’ai eu plusieurs retours positifs.

Néanmoins, il me parait important de différencier les visites de « chiens visiteurs », du sujet précisément développé : les séances de Médiation Animale.

La médiation animale, c’est « mettre l’animal au cœur d’une médiation », au service d’une relation.

Dans la « société des hommes », un médiateur permet à deux  parties de mieux se comprendre, de résoudre une difficulté, de trouver une solution.

Dans le cadre de la Médiation Animale (MA), l’animal, de par sa présence et/ou grâce à la relation qui va s’établir avec lui, va, par exemple, agir au niveau psychologique ou psychique, et va permettre une redistribution, active ou inconsciente, des cartes, des tensions, des enjeux, des énergies…

Il s’agit donc de transformer une relation « duelle » (c’est-à-dire entre deux personnes – ce qui ne signifie pas forcément qu’elle soit conflictuelle, en « relation triangulaire » – intervention d’un troisième  élément, l’animal.

La MA va permettre une approche différente de la situation.

Grâce à une multiplicité de déclinaisons possibles, elle va tendre à la débloquer, à apporter un mieux-être et à trouver une solution…

C’est en réalité un binôme « humain-animal » que la MA met en jeu : un professionnel humain, diplômé et expérimenté, aidé dans son approche par un animal.

L’accompagnement en MA est le résultat d’une combinaison subtile qui dépend autant

  • de la spécificité professionnelle, personnalité,… de l’humain,
  • que de l’animal en lui-même (race, personnalité…)
  • ET de la relation développée entre le professionnel et l’animal avec lequel il travaille.

Dans notre cadre professionnel, l’animal n’est pas, à lui seul, un médiateur, ni un thérapeute. C’est ce binôme qui a cette action « thérapeutique » (au sens large du terme).

Ainsi l’aide apportée par ce type de médiation sera fonction

  • du type d’animal (chien, cheval, lapin…), de la race (gros chien petit chien…), du caractère spécifique de l’animal…,
  • de la problématique de la personne accompagnée,
  • de l’orientation professionnelle de l’humain.

 

Il me semble important d’insister sur le fait que la bonne volonté, l’intuition, l’amour des animaux ne suffisent pas.

Ainsi pour moi, la Médiation Animale impose du professionnalisme à trois niveaux :

  • la MA est un outil utilisé par un professionnel dans sa propre discipline professionnelle,
  • l’animal doit être « professionnel », c’est-à-dire être « formé ». Je ne parle pas ici de « formation/dressage qui casse » et qui rend l’animal « obéissant et coopératif » sous l’emprise de la soumission, voire de la terreur.

Non, le bien être de l’animal, son plaisir à entrer en relation avec l’humain, sa sécurité, le respect de ses signaux de fatigue… sont des fondamentaux incontournables de la MA.

  • le professionnel se doit également d’être formé à la Médiation Animale, l’animal n’étant pas un objet, ni un robot, mais bien un être vivant. Cette formation va lui permettre d’être très attentif et respectueux
  • des signaux que l’animal va émettre (malaise, fatigue, énervement…)
  •  des besoins biologiques, physiologiques, psychiques de  l’animal,
  • de la spécificité de son espèce.

 

 

2 Aujourd’hui, tu interviens dans ce domaine avec une chienne formée en ce sens, Iska. Peux-tu nous décrire quelques unes de tes interventions ?

Mes services s’adressent aux particuliers, aux institutions médicales ou médico-sociales, aux collectivités publiques ou organismes privés.

Les bénéficiaires peuvent être des personnes âgées, des adultes, des enfants (quel que soit leur âge – j’interviens également en crèche).

De nombreuses problématiques faisant intervenir différentes dimensions  peuvent ainsi être abordées dans le cadre de la M.A :

  • dimension physique liée à la motricité, l’équilibre…
  • dimension cognitive et mnésique
  • dimension émotionnelle
  • dimension sensorielle
  • …..

 

Les prises en charge sont diverses :

  •  Maladies invalidantes, Handicap mental / physique, Polyhandicap,
  •  Troubles cognitifs (légers ou sévères),
  •  Personnes privées de toute communication, maladie d’Alzheimer,
  •  Deuil, Séparations, Mal-être,
  •  Reconversion professionnelle, Burn Out,
  •  Etc…

 

Les séances peuvent avoir lieu à un niveau individuel ou en groupe.

Selon les demandes, j’interviens seule avec Iska, ou en présence d’un autre professionnel.

J’apprécie particulièrement les interventions de cette sorte avec d’autres professionnels : infirmière, psychomotricien, psychologue, kinésithérapeute, animateur, auxiliaire de puériculture, etc…

Cette coordination enrichit grandement la prise en charge et l’accompagnement de la personne bénéficiaire, et permet de poser, en fonction du projet, un objectif thérapeutique précis.

Iska et moi pouvons intervenir également dans une dimension de Santé Publique autour du thème « la prévention des morsures », s’adressant plus particulièrement aux enfants.

Le descriptif de ces interventions permet de différencier une séance de Médiation Animale d’un autre type de présence animale : celle des Chiens Visiteurs.

Le plus souvent, il s’agit de personnes bénévoles généreuses, accompagnées de leur animal de compagnie. Ces binômes apportent  beaucoup de joie, de bien-être et d’amour à travers une dimension relationnelle.

 

3 Peux tu nous raconter, plus en détails, une de tes interventions ?

Dans un des EHPAD (Etablissement d’Hospitalisation pour Personnes Agées Dépendantes) je travaille avec une psychologue. Celle-ci m’a demandé d’intervenir auprès d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer à un stade très avancé.

Cette dame n’a, en apparence, plus de contact avec notre réalité. La psychologue décrit une situation d’usure des équipes suite aux cris, pleurs, gémissements incessants de cette dame.

Lors de la première séance, je me suis approchée de la dame : je lui ai parlé pendant de longues minutes. Je l’ai touchée, caressée.

J’ai mobilisé doucement le bras de la dame encore très crispé et replié sur son thorax. Puis j’ai fait intervenir Iska, afin que la main de la dame soit mise en contact avec le poil d’Iska. Elle a pu ressentir ainsi la chaleur et la douceur qui émanaient du corps de l’animal.

Nous avons passé un bon moment comme cela : c’est comme si le temps et l’espace étaient suspendus et se réduisaient à mes paroles prononcées sur un ton doux et paisible, aux commentaires que j’associais à mes gestes, aux  massages-caresses, à l’intervention d’Iska prêtant son corps, ….

Et je me suis rendue compte au bout d’1/4 heure que l’ambiance de la chambre avait changé : la dame avait cessé de crier et de gémir.

Mon intervention, associée à celle d’Iska, avait apaisé cette dame. Aucun mot ne sortait de sa bouche ; mais il était clair que les différentes stimulations étaient traitées par son cerveau, malgré son absence de réactions volontaires explicites. Et il en résultait un effet positif au niveau du ressenti et apaisant au niveau des émotions.

Ce même phénomène s’est renouvelé durant les séances suivantes.

Puis un jour, la psychologue m’a rapporté que les équipes s’apercevaient que la dame était beaucoup plus paisible. Les pleurs, gémissements s’estompaient : la Médiation Animale opérait, y compris durant les périodes entre 2 séances.

Maintenant, cette dame est moins tendue, moins crispée, moins  douloureuse et peut rester dans la salle commune, dans son fauteuil, au milieu des autres résidents, sans gémir, ni crier sa souffrance.

La spirale a été rompue : silencieuse, elle ne « perturbe » plus l’ambiance des réunions/activités d’animation, phénomène qui avait abouti à un isolement en chambre pour le confort collectif.

En retour, elle bénéficie, à son niveau, de différentes sollicitations sensorielles, même si elles ne lui sont pas directement adressées.

 

4 Une pratique de ce genre requiert une sympathie pour les animaux. Peux- tu nous raconter comment cette sympathie s’est développée chez toi ? A partir de quelles expériences ?

Depuis toute petite, j’ai toujours été fortement attirée par les animaux. Ceux-ci venaient assez spontanément vers moi, même en pleine rue.

Quelques expériences :

  • je me souviens d’un été en vacances, où je passais tout mon temps « libre », à jouer avec des chiots de la ferme dans laquelle nous étions accueillis : moments de bien être ressenti par un enfant avec ces compagnons de jeu qui me faisaient la fête dès que je revenais vers eux. Premières découvertes de l’accueil inconditionnel.

 

  • le chat de nos voisins de l’époque était associable avec tout le monde, y compris avec ses maîtres qui ne pouvaient pas l’approcher, et encore moins le toucher. Ce même chat venait  de lui même à ma rencontre et sautait sur mes genoux quand j’étais assise, et se mettait à ronronner. Cette question est toujours présente en moi : qui choisit qui ? Est-ce vraiment le maître qui choisit l’animal, ou l’animal qui choisit son maître ?

 

  • un boxer que je ne connaissais pas, tenu en laisse par sa maîtresse s’est approché de moi dans la rue, et m’a fait la fête. Cela a donné naissance à une relation qui a duré de nombreuses années avec cette dame. Avec le recul, il s’agissait, outre la relation avec ce chien, d’une super expérience sociale de mise en relation d’humains par le biais de l’animal.

 

J’étais fascinée par cet attrait réciproque, cette relation qui s’effectuait spontanément, sans jugement, sans question, sans avoir à prouver quoique ce soit… les choses allaient de soi, coulant de source…

Les Hommes semblaient tellement plus compliqués !

Ces relations me comblaient, et visiblement comblaient également les animaux, puisqu’ils en redemandaient !

Puis lorsque j’ai eu, pour la première fois à 40 ans un chien « à moi », j’ai vécu avec lui des expériences qui sont allées bien au-delà de la simple relation affective. Ce vécu m’a poussée à creuser la question de la relation « Homme- Animal ».

Professionnelle de santé, j’avais besoin de comprendre ce qui se jouait, au niveau affectif, sensoriel, psychique, au niveau de la communication non verbale…

De plus, étant entourée de personnes « cérébrales, analytiques, scientifiques… », il me fallait donc étayer mon intuition et mes sensations, afin d’être crédible, comprise, de pourvoir expliquer et partager sur ce sujet.

J’ai alors effectué de nombreuses recherches dans la littérature, et j’ai suivi une formation pour être diplômée de Thérapie avec le Cheval, formation qui m’a beaucoup apportée et enrichie.

Puis en 2015, j’ai associé à mon activité de Coaching la Médiation Animale avec Iska, une chienne formée par Handi’Chiens.

La force du binôme que je constitue avec Iska, réside dans les formations suivies par chacune de nous deux, ainsi que dans la complémentarité et complicité qui se sont construites au fil des mois.

 

5 Comment ta pratique de la médiation animale avec Iska s’inscrit-elle dans ton itinéraire professionnel ? Dans quel contexte as-tu décidé de t’engager dans cette pratique sous la forme d’un travail avec une chienne ?

Après avoir exercé 30 ans, dont 20 en tant que cadre Infirmier, dans le secteur sanitaire (hospitalier, extra-hospitalier) et médico-social, j’ai suivi une formation afin de me réorienter vers le Coaching.

En effet, l’évolution de la situation dans les institutions de Santé et notamment  du contexte hospitalier, ne correspondait plus à ce que je souhaitais vivre au niveau humain et ne me permettait pas un exercice professionnel en accord avec mes valeurs de respect, de qualité, d’écoute, d’accompagnement…

J’ai donc pris la difficile décision de « lâcher » la sécurité pour une réorientation professionnelle, m’établir en libéral et mettre à profit mes expériences personnelles et professionnelles.

Mon cœur de métier et mon parcours professionnel me permettent d’accompagner les personnes confrontées à des accidents de la vie : situations de Handicap, graves maladies, maladie d’Alzheimer, burn out…

De plus, ayant expérimenté personnellement les bienfaits des contacts avec l’animal, et ayant suivi cette double formation avec le cheval et le chien, c’est donc tout naturellement que je propose (aucune obligation) que les séances de coaching puissent se dérouler avec Médiation Animale.

 

6 Comment s’est développée ta relation avec cette chienne, Iska ? Comment ressens-tu cette relation sur le plan personnel ?

Iska est arrivée dans  notre famille en Juin 2015.

Ma relation avec Iska  s’est développée en fonction d’expériences vécues en commun au fur et à mesure du temps. Il peut s’agir

  • d’expériences professionnelles lors des séances
  • d’expériences de la vie quotidienne : ballades dans la rue, dans la nature, rencontres avec des amis, trajets en transport en commun…

Il s’agit de vivre ensemble le maximum d’expériences, d’être attentif à la manière dont Iska se comporte, réagit face à des situations et contextes non expérimentés, ce qu’elle semble ressentir, aimer, ne pas aimer …

Il peut s’agir de situations qui nous sont imposées, ou de situations que je « provoque » afin de  tester ses attitudes, et ses comportements réactionnels. En effet, cela participe à la fois

  • à une meilleure connaissance de la chienne,
  • à une analyse de  ma réaction face à un comportement nouveau
  • et ainsi améliorer notre interaction et collaboration si nous sommes un jour confrontées à une situation semblable dans un cadre professionnel

 

En parallèle, Iska est pour moi une source d’inspiration et peut même être un « modèle ». J’ai en tête par exemple la notion de « confiance ».

 

Iska ne se pose pas de question pour savoir si elle va plaire, si la relation avec cet humain qu’elle a en face d’elle va bien se passer.

Elle y va, elle fonce, sûre d’elle. Elle a confiance

  • en elle (en sa beauté, sa gentillesse, son amour pour l’homme, son « pouvoir de séduction »…)
  • et dans l’humain qu’elle rencontre pour la première fois, certaine de l’intérêt, voire de l’amour qu’il va lui porter…).

Les animaux eux, vivent dans « l’ici et maintenant ». Ils ne calculent pas. Ils ne mentent pas.

La simplicité et la confiance avec laquelle Iska aborde les humains me surprennent toujours. Je ne peux m’empêcher de comparer son attitude à l’attitude si fréquente chez les humains, et aussi parfois chez moi :

  • nous nous posons beaucoup de questions pour savoir si nous sommes assez ceci, pas trop cela, si nous avons les compétences, ou les facultés pour…

Finalement, avons-nous suffisamment conscience de notre valeur et identité propre ?

  • des doutes peuvent nous envahir lorsque nous rencontrons une nouvelle personne : va-t-elle nous accepter, nous reconnaître à notre juste valeur…

En réalité, faisons-nous suffisamment confiance à l’être humain qui est en face de nous ? Ne nous arrive-t-il pas souvent de soupçonner le mal ?

Je peux donc résumer la politique que j’adopte avec Iska en ceci :

  • partager le plus de situations possibles en passant du temps ensemble,
  • ne pas hésiter à sortir des sentiers battus.

 

7 Cette pratique de la relation animale témoigne d’un regard nouveau envers les animaux. Y vois-tu une dimension spirituelle ?

Pour répondre à la dimension spirituelle, je m’appuie sur la culture judéo-chrétienne. Le livre de la Genèse propose le récit de la Création et l’apparition d’une faune diversifiée. Les animaux sont donc bien complètement intégrés à la Création, œuvre du Dieu Créateur.

Avant le déluge, Dieu a pris soin de sauvegarder chaque espèce, et se donne, en quelque sorte, les moyens de respecter et de préserver, l’écosystème si complexe qu’Il avait établi.

D’autre part, la Bible cite de nombreux exemples où les animaux ont une part active et positive, en interaction avec les humains : on pourra juste citer, l’ânesse l’ânon, la colombe, les corbeaux….

Et Jésus dans ses paraboles utilise à plusieurs reprises les animaux comme éléments de comparaison et d’explication : les brebis, les passereaux….

Béatrice Ginguay

 

Autre article de Béatrice Ginguay :

« De cadre infirmier à coach de vie » :

https://vivreetesperer.com/?p=1943

Au réveil, prendre vie

Lorsque la vie est difficile et la santé menacée, il n’est pas toujours facile de se réveiller et de commencer la journée. Dans son livre: « Sa Présence dans ma vie » (1), Odile nous fait part de son expérience quotidienne. Ici, au réveil, prendre vie dans la participation au Vivant, à la Présence divine…

« Ce matin au réveil, fatigue immense.
Il me faut faire un trop grand effort pour rassembler mes forces. Je n’en ai pas envie. Me laisser dormir encore un peu.

L’expérience m’a montré que cette sensation provenait non pas d’une surcharge extérieure de trop d’activité, mais bien plus d’une mauvaise orientation de l’énergie. Alors, peu à peu, je me suis mise à respirer progressivement de plus en plus profondément, calmement, accueillant une sensation de détente.

La pensée me vient que cet air que je respire est porteur de vie, énergie. Dieu créateur y est présent, car cet air existe animé par Lui. Jésus a dit : Je suis la Vie. Il est tout en tous.
Alors, comme pour la prière du Pèlerin russe, à chaque longue respiration, je dis Jésus en pensant que je reçois sa Vie, sa puissance de Vie reliée au Père. Je bloque ma respiration et compte 1.2.3.4 en réalisant que sa vie imprègne mon être tout entier : mon être physique (l’air dans les poumons. L’oxygène dans le sang circule dans les cellules) ; mon être psychique, émotionnel (sensation de calme, contentement) ; mon être intellectuel (une certaine compréhension que je m’approprie) ; mon être spirituel (reconnaissance pour cette paix intérieure, une certaine joie de vivre).

L’énergie revenant peu à peu, tangible, la pensée me vient que je peux reprendre ma vie en main, faire des projets pour la journée. Et je réalise que ces deux derniers jours, je flottais, ne sachant même plus quel jour de la semaine je vivais : vendredi, samedi. .. Heureusement que mon mari me demande pour organiser sa journée quel était mon programme . Cela m’a permis d’avoir des repères durant cette période de temps. Drôle de sensation désagréable que celle de ne pas pouvoir saisir le temps. Hors du temps, je me sentais hors de la réalité tout en m’activant. Cela provoquait une sorte de déprime avec une perte d’énergie.

Ce matin, en faisant cet exercice, je récupère la notion de temps, l’énergie, la volonté de reprendre ma journée en main . Je regarde le ciel à travers la fenêtre ouverte, rideau que je ne tire pas le soir, car j’aime me réveiller avec le jour. Ce regard vers le ciel fait de mon énergie qui circule en cercle fermé en moi, une ouverture, une spirale vers le cosmos. Je me sens à ma juste place en moi, et moi dans l’univers imprégné du Créateur.

Je te loue, je t’adore, o Eternel
Toi qui me donne Vie en toi.
Merveille, magnificence, joie de vivre.
« Tout en moi bénit l’Eternel », maître du temps et de l’espace
« N’oublie aucun de ses bienfaits », aucun, c’est beaucoup dire, en tout cas, reçois ma reconnaissance.
« C’est toi qui pardonne toutes mes fautes ». Tu as remis en place ce qui était faussé en moi. Merci !
« C’est toi qui guérit toutes mes maladies ».
C’est la conséquence de la remise en place selon les lois de vie. (Psaume 103) ».

Odile Hassenforder
02.07.2006
Extrait d’écrits personnels

Odile Hassenforder. Sa présence dans ma vie. ( p 155)

(1)         Odile Hassenforder. Sa présence dans ma vie. Parcours spirituel . Empreinte Temps présent, 2011. Sur ce site : https://vivreetesperer.com/?p=2345

(2)         De nombreux écrits d’Odile Hassenforder sont publiés sur ce blog, ainsi, parmi les plus récents : « la joie jusque dans l’épreuve » : https://vivreetesperer.com/?p=2662  « Ce matin » : https://vivreetesperer.com/?p=2612   « La prière » : https://vivreetesperer.com/?p=2612  « Mon regard en Dieu » : https://vivreetesperer.com/?p=2125   « Ressembler à Jésus ? » : https://vivreetesperer.com/?p=2060   « Une vie qui a du sens » : https://vivreetesperer.com/?p=2028   ………

 

 

 

 

 

 

 

 

Au réveil, prendre vie

 

indexLorsque la vie est difficile et la santé menacée, il n’est pas toujours facile de se réveiller et de commencer la journée.

Dans son livre : « Sa présence dans ma vie » (1), Odile nous fait part de son expérience quotidienne. Ici, au réveil, prendre vie dans la participation au Vivant, à la Présence divine…

« Ce matin au réveil, fatigue immense.

Il me faut faire un trop grand effort pour rassembler mes forces. Je n’en ai pas envie. Me laisser dormir encore un peu.

L’expérience m’a montré que cette sensation provenait non pas d’une surcharge extérieure de trop d’activité, mais bien plus d’une mauvaise orientation de l’énergie. Alors, peu à peu, je me suis mise à respirer progressivement de plus en plus profondément, calmement, accueillant une sensation de détente.

La pensée me vient que cet air que je respire est porteur de vie, énergie. Dieu créateur y est présent, car cet air existe animé par Lui. Jésus a dit : Je suis la Vie. Il est tout en tous.

Alors, comme pour la prière du Pèlerin russe, à chaque longue respiration, je dis Jésus en pensant que je reçois sa Vie, sa puissance de Vie reliée au Père. Je bloque ma respiration et compte 1.2.3.4 en réalisant que sa vie imprègne mon être tout entier : mon être physique (l’air dans les poumons. L’oxygène dans le sang circule dans les cellules) ; mon être psychique, émotionnel (sensation de calme, contentement) ; mon être intellectuel (une certaine compréhension que je m’approprie) ; mon être spirituel (reconnaissance pour cette paix intérieure, une certaine joie de vivre).

L’énergie revenant peu à peu, tangible, la pensée me vient que je peux reprendre ma vie en main, faire des projets pour la journée. Et je réalise que ces deux derniers jours, je flottais, ne sachant même plus quel jour de la semaine je vivais : vendredi, samedi. .. Heureusement que mon mari me demande pour organiser sa journée quel était mon programme . Cela m’a permis d’avoir des repères durant cette période de temps. Drôle de sensation désagréable que celle de ne pas pouvoir saisir le temps. Hors du temps, je me sentais hors de la réalité tout en m’activant. Cela provoquait une sorte de déprime avec une perte d’énergie.

Ce matin, en faisant cet exercice, je récupère la notion de temps, l’énergie, la volonté de reprendre ma journée en main . Je regarde le ciel à travers la fenêtre ouverte, rideau que je ne tire pas le soir, car j’aime me réveiller avec le jour. Ce regard vers le ciel fait de mon énergie qui circule en cercle fermé en moi, une ouverture, une spirale vers le cosmos. Je me sens à ma juste place  en moi, et moi dans l’univers imprégné du Créateur.

Je te loue, je t’adore, o Eternel

Toi qui me donne Vie en toi.

Merveille, magnificence, joie de vivre.

« Tout en moi bénit l’Eternel », maître du temps et de l’espace

« N’oublie aucun de ses bienfaits », aucun, c’est beaucoup dire, en tout cas, reçois ma reconnaissance.

« C’est toi qui pardonne toutes mes fautes ». Tu as remis en place ce qui était faussé en moi. Merci !

« C’est toi qui guérit toutes mes maladies ».

C’est la conséquence de la remise en place selon les lois de vie. (Psaume 103) ».

 

Odile Hassenforder

02.07.2006

Extrait d’écrits personnels

 

Odile Hassenforder. Sa présence dans ma vie. ( p 155)

 

(1)            Odile Hassenforder. Sa présence dans ma vie. Parcours spirituel . Empreinte Temps présent, 2011. Sur ce site : https://vivreetesperer.com/?p=2345

(2)            De nombreux écrits d’Odile Hassenforder sont publiés sur ce blog, ainsi, parmi les plus récents : « la joie jusque dans l’épreuve » : https://vivreetesperer.com/?p=2662  « Ce matin » : https://vivreetesperer.com/?p=2612   « La prière » : https://vivreetesperer.com/?p=2612  « Mon regard en Dieu » : https://vivreetesperer.com/?p=2125   « Ressembler à Jésus ? » : https://vivreetesperer.com/?p=2060   « Une vie qui a du sens » : https://vivreetesperer.com/?p=2028   ………

 

Une parole qui encourage

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Apprécier et reconnaître ce qui est bon en chacun

 

En suivant notre fil facebook, nous avons rencontré une parole qui nous a rejoint profondément : « I believe that appreciation is a holy thing, that when we look what is best  in a person  we happen to be at the moment, we are doing what God does. So in appreciating our neighbor, we are participating in something truly sacred » : « Je crois qu’une appréciation positive appartient au registre de la sainteté, et que quand nous reconnaissons ce qui est le mieux dans une personne avec laquelle il nous arrive d’être à un certain moment, nous sommes en train de faire ce que Dieu fait. Ainsi, en appréciant notre prochain, nous participons à une réalité qui est vraiment sacrée ».

 

Fred Rogers, un homme qui, à la télévision, a su parler au cœur profond

 

Qui a exprimé aussi bien la grâce d’une appréciation positive de ce qui est bon et beau dans ceux que nous rencontrons ? C’est un homme mûr, pasteur américain qui, à un moment de sa vie, s’est engagé dans la participation à une émission de télévision à l’intention des enfants : « Mister Rogers Neiborhood » où il a apporté une présence authentique et chaleureuse. C’était un homme âgé qui aimait les enfants. Pour cette œuvre, Fred Rogers s’est vu décerné un prix en 1997. Après avoir été présenté « comme le meilleur des voisins que chacun de nous ait pu avoir », la parole fut donnée à cet homme humble et empathique qui en profita pour demander à l’assistance de prendre avec lui dix secondes pour « penser aux gens qui vous ont aidé à devenir ce que vous êtes, ceux qui ont pris soin de vous et ont voulu pour vous ce qui était le meilleur pour votre vie ». De fait, il en résulta un moment d’intense émotion.

L’article rappelle l’œuvre de Fred Rogers (1) et nous rapporte également dix paroles prononcées par lui. Ces paroles sont bien souvent émouvantes parce que nous ressentons personnellement leur profonde vérité. A partir de l’expression d’une vie en relation, elles font écho en nous. Nous en présentons ici quelques unes.

 

Des paroles qui touchent et éclairent

 

« Nous vivons dans un monde dont nous avons besoin de partager la responsabilité. Il est facile de dire : « Ce n’est pas mon enfant, ma communauté, mon univers. Ce n’est pas mon problème ». Et puis, il y a ceux qui voient le besoin et qui y répondent. Je considère ces gens comme mes héros ».

 

« Qu’est-ce qui pousse toujours plus des gens à vouloir davantage que ce qu’ils pourront utiliser ou avoir besoin ? Je pense tout bonnement que c’est l’insécurité. Comment faire connaître au monde que les signes extérieurs qui font fortune ne sont pas finalement ce qui est important pour être accepté ? »

 

« Comme être humain, notre rôle est d’aider les gens à réaliser combien chacun de nous est vraiment rare et précieux. A l’intérieur de nous, il y a quelque chose d’unique. C’est notre rôle de nous encourager les uns les autres à discerner cet apport original et à trouver les moyens d’en développer l’expression ».

 

« Je pense que chacun aspire à être aimé. Et, en conséquence, la plus grande chose que nous puissions faire est d’aider les gens à savoir qu’ils sont aimés et capables d’aimer ».

 

« Je crois qu’une appréciation positive appartient au registre de la sainteté et que, quand nous reconnaissons ce qui est le mieux dans une personne avec laquelle il nous arrive d’être à un certain moment, nous sommes en train de faire ce que Dieu fait. Ainsi, en appréciant notre prochain, nous participons à une réalité qui est vraiment sacrée ».

 

Chacune de ces réflexions éclaire le potentiel de notre manière d’être en relation . A certains moments, nous avons été encouragés et fortifiés par l’attention et l’affection qui nous ont été portées. Nous savons combien nos paroles peuvent elles aussi être porteuses d’encouragement et favoriser un processus de guérison et de libération. Fred Rogers nous permet d’aller à l’essentiel : un amour reçu et donné, une reconnaissance mutuelle, une appréciation de ce qui est bon et beau. C’est une harmonie à travers laquelle la présence de Dieu se manifeste.

 

J H

 

(1)            « 10 Mr Rogers quotes you need to read » : http://www.relevantmagazine.com/culture/10-mr-rogers-quotes-you-need-read

 

Sur ce blog, autres textes sur ce thème :

 

« Amitié ouverte » (Jürgen Moltmann) : https://vivreetesperer.com/?p=14

 

« La beauté de l’écoute » (Frère Roger) : https://vivreetesperer.com/?p=1219

 

« Bienveillance humaine. Bienveillance divine. Une harmonie qui se répand » (Lytta Basset) : https://vivreetesperer.com/?p=1842

 

Dea petits riens de grande portée : la bienveillance au quotidien «  (Odile Hassenforder) : https://vivreetesperer.com/?p=1849

 

« D’une religion enfermante à la vie » (Philippe Molla) : https://vivreetesperer.com/?p=1931

La vie est une magnifique expérience.

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 Propos d’Odile Hassenforder

dans le livre : « Sa présence dans ma vie ».

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         Quel regard portons-nous sur la vie ? Un regard las, amer, craintif, ou bien, malgré les épreuves, un regard persévérant dans la confiance et nourri par l’appréciation de tout ce que nous vivons de bon et de beau.

         Malgré les épreuves, Odile Hassenforder a vécu une dynamique positive dans une inspiration de foi :

« Dire que je suis chrétienne, c’est dire mon orientation de vie.

C’est dire que le Christ est toute ma vie, non pas un modèle que je m’efforce d’imiter, mais une relation constante à Dieu par Christ ressuscité : Il est la vie, puissance de vie en moi quand je l’accueille par l’Esprit pour me conduire selon la justesse des lois de vie.

 C’est dire que les projets de Dieu pour moi, pour l’humanité, pour l’univers sont « des projets de bonheur et non de malheur » (Jérémie 29.11) (1a).

         Cette inspiration, qui allie confiance, reconnaissance et émerveillement, est présente tout au long de son livre : « Sa présence dans ma vie » (1). Le texte présenté ici a été écrit d’une seule traite (1b). Face au découragement, il nous exhorte à vivre. « La vie est un cadeau ».

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J H

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La vie est une magnifique expérience.

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         « Malgré les peines et les difficultés, la vie reste une magnifique expérience ! ». Joie profonde en recevant cet encouragement, la réponse d’un soignant en réponse à mes vœux.

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         Cette phrase retentit d’autant plus en moi, car elle fait écho à ce que je vis et je découvre.

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         Je dirais bien plus. Au fond de mon lit, en pleine aplasie due à une chimio trop forte, j’ai reçu la joie de l’existence, un cadeau gratuit donné à tout humain par Dieu.

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         En réalisant cela, je découvre le jaillissement de l’Etre divin qui nous partage ce qu’Il est puisque nous sommes créés à son image pour évoluer à sa ressemblance. Comme le bébé qui reçoit la nature de ses parents, leur culture, etc., pour devenir lui-même.

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         Alors, nous pouvons vivre. Utilisons l’énergie du développement pour grandir, mûrir (sagesse) en découvrant le monde.

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         C’est aussi une joie de communication, davantage de communion.

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         En une phrase :

Un mouvement de vie.

Un encouragement d’expérience au delà des mots.

Quelle merveille !

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Odile Hassenforder

Ecrit personnel

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(1)            Hassenforder (Odile). Sa présence dans ma vie. Empreinte temps présent, 2011

1a  « Ce que je crois » p 141-142

1b  Ce texte, écrit d’une seule traite, est publié conjointement à un autre sous le titre : « La grâce d’exister » p171-172

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Sur ce blog, d’autres textes d’Odile Hassenforder :

https://vivreetesperer.com/?tag=odile-hassenforder