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Sauver la beauté du monde

GUILLEBAUD-Sauver-la-beaute-du-mondeEnthousiasme de la beauté. Enthousiasme de la vie

Un nouveau livre de Jean-Claude Guillebaud

« Sauver la bonté du monde » (1), c’est le titre d’un nouveau livre de Jean-Claude Guillebaud. Nous savons aujourd’hui combien la nature et l’humanité sont conjointement menacées par les désordres engendrés par les excès humains. Le milieu urbain s’est éloigné de la nature. Les équilibres naturels sont déréglés. La pollution défigure les paysages. Allons-nous perdre de vue la beauté de la nature ? Nous les humains, nous participons au monde vivant. Si nous nous reconnaissons dans le mouvement de la création, nous percevons l’harmonie du monde, nous sommes mus et transportés par sa beauté. Alors, oui, si quelque part, cette beauté là est menacée, notre premier devoir, c’est de proclamer combien elle nous est précieuse, indispensable. Ensuite nous pourrons la défendre. C’est dans cet esprit que nous entendons l’appel de Jean-Claude Guillebaud : Sauver la beauté du monde.

Certes, pour sauver la planète du désastre, conjurer la fin du monde, « une énorme machinerie diplomatique et scientifique est au travail » (p 15). Et, on le sait, il est nécessaire d’accélérer le mouvement. Une grande mobilisation est en train de se mettre en route. Cependant, si la peur vient nous avertir, elle n’est pas à même de nous entrainer positivement. Alors, Jean-Claude Guillebaud est à même de nous le rappeler : « Si l’on veut mobiliser les terriens, il faut partir de l’émerveillement. Serait-ce naïf ? Bien sur que non. C’est un Eveil » (p 17). L’émerveillement, ce n’est pas un concept. C’est une expérience. L’auteur sait nous en parler dans un mouvement d’enthousiasme. « Chaque émerveillement me remet debout sur mes jambes, heureux d’être vivant. La beauté fait lever en nous tous une exaltation ravie qui ressemble au bonheur. Et, qu’on ne s’y trompe pas. Beaucoup de savants, parmi les plus grands, ont parlé de ces moments radieux. Oui d’abord s’émerveiller. C’est sur cet émerveillement continuel qu’il fait tabler si l’on veut sauver la beauté du monde… » (p 18-19).

Jean-Claude Guillebaud est bien la personne adéquate pour nous adresser cet appel (2). Dans ses missions de journaliste, correspondant de guerre pour de grands journaux, il connait la face sombre de l’humanité et le poids de la souffrance et de la mort. Résidant, dans sa vie quotidienne au plus près de la nature, dans un village de Charente à Bunzac, il sait se nourrir de la beauté qui transparait de la présence du vivant. Et enfin, éditeur, familier de grands chercheurs, c’est un homme de savoir et il sait traduire cet émerveillement dans les termes d’une pensée construite. A partir de 1995, à travers une série d’essais, face au désarroi contemporain, il a su faire le point en alliant les savoirs issus des sciences humaines et une réflexion humaniste. Effectivement, pour ce faire, il a pu puiser à de très bonnes sources : « Plus j’avance en âge, mieux je comprend ce que je dois à de grandes figures de l’histoire de la pensée : Jacques Ellul, René Girard, Edgar Morin, Cornelius Castoriadis et Maurice Bellet » (p 227). Chez Jean-Claude Guillebaud, la dimension humaniste se joint à une dimension spirituelle. En 2007, il en décrit un mouvement : « Comment je suis redevenu chrétien ».

Dans ce contexte, ce livre de J C Guillebaud nous apparaît comme un témoignage personnel dans une grande diversité de registre. L’auteur rend hommage à la nature, mais pas seulement. Sauver la beauté du monde, c’est aussi reconnaître les grandes œuvres de l’humanité, la puissance de la créativité qui s’y manifeste. Ainsi dans cette dizaine de chapitres, Jean-Claude Guillebaud nous parle des nouveaux moyens de communication au service de la découverte du monde (« Un monde « augmenté »), du mystère de l’art préhistorique (« La beauté inaugurale », du « grand secret des cathédrales ». D’autres chapitres explorent les visages de l’humain.

 

Les belles personnes

Son expérience de la vie l’amène à consacrer un chapitre sur « les belles personnes ». « C’est un être humain qui irradie je ne sais quelle douceur pacifiée, une trêve dans la grande bagarre de la vie » (p 207). « C’est une disposition de l’âme énigmatique comme la beauté elle-même » (p 208). L’auteur nous en trace des portraits très divers. Face aux cyniques, au déni des autres et de soi-même, Jean-Claude Guillebaud milite pour la reconnaissance des qualités humaines. Et il peut s’appuyer sur une littérature scientifique toute nouvelle. « Plaisir de donner, préférence pour l’aide bénévole, choix productif de la confiance, dispositions empathiques du cerveau, stratégies altruistes et réciprocités coopératives : on découvre dans l’être humain des paramètres qui remettent en cause la vision noire de l’être humain… » (p 217). Il y a là un nouveau paradigme qui nous inspire et que nous mettons en évidence sur ce blog (3).

 

Les passions humaines

L’auteur se risque à parler des passions humaines. « Un homme sans passions est un roi sans sujets (Vauvenargues). Mais c’est là un sujet ambigu. Il y a bien des passions mauvaises. Le titre du chapitre reconnaît cette disparité : « la dangereuse beauté des passions humaines ». Mais il y a aussi dans la passion une force motrice qui porte de grandes causes pour le plus grand bien. Jean-Claude Guillebaud envisage les passions comme des « écrins » (p 253). Face au calcul et à une excessive prudence, il met en évidence des passions pour le bien. « On ne cite presque jamais certains élans alors qu’ils sont en tous points admirables » (p 254). « La générosité et le souci de l’autre conjugués avec le courage du partage, de toute évidence, composent la plus irremplaçable des passions humaines » (p 239).

 

Un hymne à la nature.

Cependant, le parcours de ce livre a bien commencé par un hymne à la nature. Et cet hymne peut être entonné parce qu’il est la résultante d’un choix de vie. Au chapitre 2 : « Heureux comme à Bunzac », Jean-Claude Guillebaud nous raconte comment, depuis plusieurs décennies, il a choisi, avec son épouse Catherine, de partager sa vie, chaque semaine, entre Paris (deux jours) et un village de Charente (cinq jours), Bunzac où il s’est installé dans une grande maison familiale. Et il sait nous parler avec enthousiasme de la vie des champs et des bois, des multiples rencontres avec des animaux sauvages sur les petites routes de cette campagne. « Un essayiste assure que tous ces animaux, petits ou grands, représentent la part sauvage de nous-même. L’expression est belle… C’est cette part sauvage que depuis des années, j’essaie de mettre à l’abri, autour de ce que nous appelons avec Catherine, ma femme, la grande Maison devant la forêt » (p 30). C’est le choix d’un genre de vie, où le temps a une autre épaisseur et où l’année est ponctuée par le rythme des saisons. « Mon idée de bonheur est liée à un instant très fugitif du mois d’avril où les lilas s’épanouissent et se fanent en deux semaines. Ce qui m’émeut, c’est l’agencement rigoureux des dates, des floraisons… ».

 

Sauver la beauté du monde

Sauver la beauté du monde : c’est qu’aujourd’hui elle est menacée. L’avant dernier chapitre intitulé : « Quand la Terre pleure » est introduit par une citation de Thich Nhat Han : « Ce dont nous avons le plus besoin, c’est d’écouter en nous les échos de la Terre qui pleure » (p 261). Les menaces abondent. Parmi elles, Jean-Claude Guillebaud cite l’enlaidissement. Lecteur engagé d’Albert Camus, il raconte comment celui-ci « venu du grand soleil d’Algérie, a découvert avec effroi la laideur des banlieues d’Europe ». Revenu meurtri d’Europe, Albert Camus raconte son retour à Tipisa, un site sur le rivage de la Méditerranée… (p 267). Jean-Claude Guillebaud évoque à ce sujet quelques lignes d’Albert Camus dans « l’Eté » : « Je redécouvrais à Tipisa qu’il fallait garder intactes en soi une fraicheur, une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au combat avec cette lumière conquise… J’avais toujours su que les ruines de Tipisa étaient plus jeunes que nos chantiers ou nos décombres. Le monde y recommençait tous les jours dans une lumière toujours neuve. Ce recours dernier était aussi le nôtre… Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible » (p 268). Visitant ce lieu, Jean-Claude Guillebaud en est impressionné. « Grâce à Camus, j’avais l’impression d’être tenu debout par la beauté du monde. Ou ce qu’il en reste » (p 269).

Face à un « enlaidissement du monde qui s’accélère » (p 270), le chapitre se poursuit par un questionnement de l’auteur sur la manière de remédier aux méfaits du capitalisme. Cependant le problème n’est pas seulement économique, politique et social, il est aussi culturel et spirituel, l’auteur explore cette question éminemment complexe.

 

Changer de regard

Au terme de ce voyage dans l’espace et dans le temps, Jean-Claude Guillebaud s’emploie à répondre à son questionnement initial. Et si il nous fallait changer de regard et « avoir d’autres yeux ».

« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux » (Marcel Proust) (p 293). « Cette citation », nous dit l’auteur, « m’émeut toujours… Elle signifie, au bout du compte, que la beauté est – aussi – une grâce humaine. C’est elle qui enchante, désenchante et réenchante le monde. Un des proches conseillers de Nicolas Hulot, le philosophe Dominique Bourg, rejoignait Proust quand il affirmait que le seul choix qui nous reste, était de repenser notre manière de voir le monde, c’est à dire d’être au monde » (p 296).

Et « changer notre manière d’être au monde, d’avoir d’autres yeux, implique une révolution intérieure… » (p 296). Appel à une mystique (Pape François), à un nouveau récit personnel (Cyril Dion ). « Yann Arthus Bertrand a cent fois raison quand il dit que la révolution écologique sera spirituelle » (p 297). « Avec le monde en danger, nous devons accéder à une véritable conscience amoureuse », nous dit Jean-Claude Guillebaud, rappelant qu’il avait intitulé le premier chapitre de ce livre : « Une déclaration d’amour à la terre » (p 297). Et ceci implique et induit des changements de comportements face à un consumérisme à tout-va.

En fin de compte, sauver la beauté du monde, c’est aussi la reconnaître, et donc vivre l’émerveillement. C’est un enthousiasme. « Le marquis de Vauvenargue est l’auteur d’un aphorisme : « C’est un grand signe de médiocrité que de louer toujours modérément ». Cette maxime a du faire son chemin au plus profond de moi au point de me constituer. S’émerveiller– du monde, de la vie, des humains – me semble aujourd’hui la moindre des choses  » (p 305).

 

Une dynamique de vie

Le monde est en crise. Devant la menace climatique, le péril est déclaré. C’est dans ce contexte que Jean-Claude Guillebaud écrit ce livre : « Sauver la beauté du monde ». Il y participe aux alarmes et aux interrogations concernant l’avenir de l’humanité. Le trouble est sensible aujourd’hui. Sans boussole, le voyageur se perd. Nous avons besoin de comprendre et d’espérer. Il y a donc lieu de rappeler qu’en 2012, Jean-Claude Guillebaud a écrit un livre intitulé : « Une autre vie est possible. Comment retrouver l’espérance ? » (4). Si le péril nous semble plus grand aujourd’hui qu’hier, il reste que cet ouvrage nous paraît toujours d’actualité. Et, déjà à l’époque, il y avait en France une propension au négatif. « Depuis longtemps, l’optimisme n’est pas tendance. On lui préfère le catastrophisme déclamatoire ou la dérision ». Ce livre nous aide à mesurer « la mutation anthropologique » dans laquelle nous sommes engagés sur plusieurs registres à la fois. Mais, en même temps, des chemins nouveaux commencent à apparaître : « Partant de nous, autour de nous, un monde germe. Un autre monde respire déjà ».

Nous nous retrouvons sur ce blog dans le même esprit. Aujourd’hui, une civilisation écologique commence à germer. Ce sera nécessairement, une civilisation relationnelle. C’est dans ce sens que nous sommes appelés à avancer. Comme l’écrit Jürgen Moltmann, « Sil y a une éthique de crainte pour nous avertir, il y a une éthique d’espérance pour nous libérer » (5). Nous voici en mouvement. « Les sociétés fermées s’enrichissent aux dépens des sociétés à venir. Les sociétés ouvertes sont participatives et elles anticipent. Elles voient leur futur, dans le futur de Dieu, le futur de la vie, le futur de la création éternelle » (6)

Il y a dans ce monde des voix qui anticipent et nous ouvrent un chemin. Parmi elles, on compte Joanne Macy, militante écologiste américaine engagée depuis plus de cinquante ans pour la paix, la justice et la protection de la terre et chercheuse associant plusieurs approches et inspirations. Labor et Fides vient de publier un de ses livres : « L’espérance en mouvement » (7), coécrit avec Chris Johnstone et préfacé par Michel Maxime Egger. Il y a là une démarche qui contribue à baliser le chemin. « L’humanité se trouve à un moment crucial où elle doit faire le choix entre trois manières de donner du sens à l’évolution du monde : le « on fait comme d’habitude », la grande désintégration,  ou le « changement de cap ». Cette dernière histoire est « la transition d’une société qui détruit la vie vers une société qui la soutient à travers des relations plus harmonieuses avec tous les êtres, humains et autres qu’humains ». Engagée dans une approche de partage et de formation, Joanne Macy ouvre le champ de vision à travers la gratitude, l’acceptation de la souffrance pour le monde, la reliance… Sur ce blog, on retrouve cette dimension d’ouverture et de mise en relation dans la vision théologique de Jürgen Moltmann (6) et de Richard Rohr (8).

Une intelligence éclairée, multidimensionnelle vient également à notre secours. C’est la démarche de Jérémy Rifkin dans son livre : « Le New Deal Vert mondial » (9) qui nous montre comment l’expansion des énergies renouvelables va  réduire la pression du CO2 et contribuer à l’avènement d’une civilisation écologique.

Comme l’a écrit Jean-Claude Guillebaud, «  Changer notre manière d’être au monde implique une révolution intérieure », il y a bien un profond mouvement en ce sens. Ainsi, Bertrand Vergely a écrit un livre sur l’émerveillement (10) : « C’est beau de s’émerveiller… Qui s’émerveille n’est pas indifférent. Il est ouvert au monde, à l’humanité, à l’existence. Il rend possible un lien entre euxTout part de la beauté. Le monde est beau, l’humanité qui fait effort pour vivre avec courage et dignité est belle, le fond de l’existence qui nous habite est beau… Quand on vit cette beauté, on fait un avec le monde. On expérimente le réel comme tout vivant. On se sent vivre et on s’émerveille de vivre… Beauté du monde, mais aussi beauté des êtres humains, autre émerveillement… Beauté des être humains témoignant d’une beauté autre. Quelque chose nous tient en vie. Une force de vie, la force de la vie. Une force venue d’un désir de vie originel. Personne ne vivrait si cette force n’existait pas. Cela donne du sens à Dieu, source ineffable de vie… » (p 9-11). Le livre de Jean-Claude Guillebaud nous dit comment on peut vivre cet émerveillement dans la vie d’aujourd’hui. C’est un hymne à la beauté. Il ya chez lui, un enthousiasme, enthousiasme de la beauté, enthousiasme de la vie. Et, par là, comme l’écrit Bertrand Vergely, il y a une force qui s’exprime. Dans un contexte anxiogène, Jean-Claude Guillebaud nous permet de respirer. Il ouvre un espace où nous engager avec lui, dans une dynamique de vie et d’espérance.

J H

 

  1. Jean-Claude Guillebaud. Sauver la beauté du monde. L’Iconoclaste, 2019-10-13
  2. Biographie et bibliographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Guillebaud
  3. « Empathie et bienveillance : révolution ou effet de mode ? » : http://vivreetesperer.com/empathie-et-bienveillance-revolution-ou-effet-de-mode/
  4. Jean-Claude Guillebaud. Une autre vie est possible. Choisir l’espérance. L’Iconoclaste, 2012 « Quel avenir pour le monde et pour la France ? » : http://vivreetesperer.com/2012/10/
  5. « Agir et espérer. Espérer et agir » : http://vivreetesperer.com/agir-et-esperer-esperer-et-agir/
  6. « Le Dieu vivant et la plénitude de vie. Eclairages apportés par la pensée de Jürgen Moltmann » : http://vivreetesperer.com/le-dieu-vivant-et-la-plenitude-de-vie/
  7. Joanna Macy et Chris Johnstone. Préface de Michel Maxime Egger. L’espérance en mouvement. Labor et Fides, 2018Une vidéo de Michel Maxime Egger présente la formation mise en œuvre par Joanna Macy : le travail qui relie : https://www.youtube.com/watch?v=CRk5dpvoUDQ
  8. Reconnaître et vivre la présence d’un Dieu relationnel. Extraits du livre de Richard Rohr : « The divine dance » : http://vivreetesperer.com/reconnaitre-et-vivre-la-presence-dun-dieu-relationnel/
  9. Jeremie Rifkin. « Le New Deal Vert mondial ». Pourquoi la civilisation fossile va s’effondrer d’ici 2028. Le plan économique pour sauver la vie sur la terre. Les liens qui libèrent, 2019
  10. Bertrand Vergely. Retour à l’émerveillement. Albin Michel, 2010 (Format de poche : 2017). « Le miracle de l’existence » : http://vivreetesperer.com/le-miracle-de-lexistence/

Les roses de la paix

Les roses de la paix

En parcourant les sites dans le réseau Flickr, on peut rassembler des photos qui répondent à notre goût de la beauté. Et, on en vient à apprécier particulièrement certains sites. Nous en avons présenté sur ce blog (1). Chaque site a son originalité. Le site de Chantal Giraudeau (2) nous présente la diversité des fleurs de son jardin dans une abondante production. Et, parmi ces photos, il y en a des roses magnifiques.

Entre autres, ce sont des roses dites « Madame A Meilland ». Et nous découvrons qu’il s’y ajoute une autre appellation : « peace rose »…roses de la paix… N’étant pas versé dans l’art des jardins, nous nous interrogeons : pourquoi une telle appellation ?  Nous avons alors découvert une belle histoire.

L’inventeur de cette rose, un français, Francis Meilland a réalisé en 1935, un nouveau croisement. Il fait connaître cette nouvelle variété de rose à ses correspondants internationaux. En 1942, il publie la variété au catalogue Meilland sous le nom de sa mère décédée : Madame Antoine Meilland. La guerre bat son plein.  En France, c’est l’occupation.  Et voici que la guerre terminée, il apprend que cette rose a été appelée : « peace », le 29 avril 1945 par son introducteur aux Etats-Unis, Robert Pyle, de la société : Conard et Jones Company. C’était le jour même de la chute de Berlin, considérée comme marquant la fin de la seconde guerre mondiale en Europe.

L’American Rose Society offrit cette « peace rose », cette « rose de la paix » à chaque délégué de la future organisation des Nations Unies mors de la première réunion à San  Francisco avec le message : « Nous espérons que cette rose de la paix influencera les hommes pour la paix dans le monde » (3)

C’est une belle histoire, n’est-ce pas ? Et donc, aujourd’hui encore,  ces roses continuent à évoquer la paix et à nous y inviter. Si belles que, par ailleurs, dans les pays germanophones, on les appelle : « Gloria Dei » (Gloire de Dieu)… Merci à Chantal Giraudeau qui nous a autorisé à utiliser ses photos pour illustrer ce récit qu’elle-même appelle « une fabuleuse histoire »

J H

  1. Un regard lumineux dans un pays lumineux. Le site de Gloria Castro : http://vivreetesperer.com/un-regard-lumineux-dans-un-pays-lumineux/ Le jardin de Paula : http://vivreetesperer.com/le-jardin-de-paula/ Effets de lumière dans une campagne bocagère : http://vivreetesperer.com/effets-de-lumiere-dans-une-campagne-bocagere/
  2. Le site de Chantal Giraudeau : https://www.flickr.com/photos/57660560@N08/
  3. Madame Antoine Meilland. Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_Antoine_Meilland

BLEU, BLEU, BLEU !

Bleu du ciel
Bleu de la mer
Bleu de l’eau…..

Vacances !      Vacances !      Vacances !

Vraiment !?

….    Est-ce le cadre idyllique pour des vacances ? ….
ou encore, ces vacances seraient-elles des espaces pour vivre les nuances vibrantes de  notre être ?
des inspirations larges et amples du souffle de vie ?
des circulations multiples et colorées dans nos relations ?

Variété de ces bleus tout en nuances !

Je vous souhaite quiétude, en vos découvertes intérieures, relationnelles et géographiques.

Je vous souhaite de chercher et de trouver de l’eau vive pour étancher vos soifs profondes !

Et si vous désirez partager ce que cette peinture  vous inspire, c’est avec joie  que je vous lirai !

Valérie BITZ
Formatrice agréée PRH

 

Vous pouvez utiliser le support de l’expression créative pour explorer votre monde intérieur en ses richesses :

Sur ce blog, voir aussi :
Au cœur de nous, il y a un espace : http://vivreetesperer.com/au-coeur-de-nous-il-y-a-un-espace/

 

 

Un matin tôt, sur la route vers le travail…

Dès le matin, je me prépare à te rencontrer, mon Diei

Éblouie pour la clarté du soleil qui sort la tête de la brume, les champs et les arbres sont encore endormis…
J’arrête ma voiture pour immortaliser ce moment où je ressens la présence de Dieu dans toute cette beauté qui s’éveille !

Un nouveau jour qui commence, dans sa présence.
le monde tient par sa main, et parfois la beauté est telle que mon cœur brûle de reconnaissance et d’amour pour celui qui a tout créé !

« Mon Dieu, mon Roi,
sois attentif à mes appels,
C’est à toi que j’adresse ma prière
Dès le matin, Seigneur.

Entends-moi.
Dès le matin je me prépare
à être reçu chez toi, et j’attends ».

Tiré du psaume 5 (Bible en français courant)
CJ

Aux couleurs du printemps avec les sites Flickr

Photo-de--johnshlau-Hong-kong
Photo de hitohira

« La nature porte toujours les couleurs de l’esprit »
Ralph Waldo Emerson

Les sites de photo regroupés dans le réseau Flickr (1) nous offre une multitude de merveilles pour réjouir nos yeux et nourrir notre esprit. C’est comme un grand jardin où nous pouvons nous promener. Et nous pouvons y découvrir les beaux paysages de ce vaste monde.

En phase avec telle ou telle image, notre regard s’y arrête et nous admirons. C’est le temps de l’admiration. C’est le temps du regard.

Bertrand Vergely, philosophe et théologien, nous en parle. : « Comme son étymologie l’indique, « admirer veut dire : « mirer avec », autrement dit tourner son regard afin de regarder » (2a). Aimer regarder, apprendre à regarder, c’est abandonner les choses futiles. C’est aller à l’essentiel .  C’est savoir reconnaître la beauté.  Ce peut être une impression forte : « Devant l’œuvre belle, nous naissons à la plénitude sans qu’il soit possible de dire autre chose », nous rapporte Marie-Magdeleine Davy de la pensée de Simone Weil (3). Bertrand Vergely nous parle ainsi  de la beauté du monde : « Beauté du monde. Les anciens voyaient la nature comme « Logos ». L’émerveillement nous fait remonter à cette intention première, source de toute vitalité. On ne vit pas dans un univers vide et mort, on vit parce que l’univers est saisissant » (2b) . Ainsi, ces images de la nature porte un renouveau. Comme nous le dit Paula W, en citant Emerson, à propos de l’une de ces photos : « La nature porte toujours les couleurs de l’esprit ».  Avec reconnaissance pour tous ceux qui prennent ces photos ou participent en les commentant ou les partageant, goûtons la beauté de la nature au printemps

J H

Pour découvrir l’œuvre de chaque auteur, merci de cliquer sur les images.

  1. Présentation du réseau Flickr sur Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Flickr
  2. Bertrand Vergely. Retour à l’émerveillement. Albin Michel, 2010 (espaces libres) 2a p 201  2b p 10
  3. Marie-Magdeleine Davy. Simone Weil, 1956

 

Aux couleurs du printemps

 

« Wallflower »  
« Nature always wear the colors of the spirit » Ralph Rando Emerson  « Le nature porte toujours les couleurs de l’esprit »
Photo de Paula W  Angleterre 25 avril 2019

Wallflower - Paula W

 

« Everything you can imagine is real » Pablo Picasso
Une tulipe. « Tout ce que vous pouvez imaginer est réel »
Photo de johnshlau  Hong kong 15 mars 2019

Photo-de--johnshlau-Hong-kong

 

« Belle et douce glycine »
Photo de josettegoyer  17 avril 2019

Photo-de-josettegoyer

 

« El viejo olivo »  Le vieil olivier
Photo de gloria castro  Province de Valencia Espagne 3 avril 2019

Photo-de-gloria-castro

 

« New life »  Vie nouvelle
Photo de Sandra Bartocha  Postdam Allemagne 3 avril 2019

Photo-de-Sandra-Bartocha

 

« Don’t worry Be happy »   Ne vous inquiétez pas  Soyez heureux
Photo de hitohira  6 avril 2019
https://www.flickr.com/photos/tanioto/

Photo de hitohira

 

« Delicious color tulip » Couleur délicieuse de la tulipe
Photo de Tomo M  21 avril 2019

Photo-de-Tomo-M

 

Voir aussi sur ce blog :

« Un regard lumineux dans un pays lumineux »
(le site Flickr de Gloria Castro)
http://vivreetesperer.com/un-regard-lumineux-dans-un-pays-lumineux/

« Le jardin de Paula »
(le site Flickr de Paula W)
http://vivreetesperer.com/le-jardin-de-paula/

« Effets de lumière dans une campagne bocagère »
(Le site Flickr de Julie Falk)
http://vivreetesperer.com/effets-de-lumiere-dans-une-campagne-bocagere/

Présence d’un petit Rouge-gorge…

 

Vous êtes-vous déjà senti seul (e), préoccupé (e) ?
Peut-être comme moi êtes-vous allez faire un peu de jardinage pour vous changer les idées ?
Là, sans bruit, un petit être magnifique, un Rouge-gorge vient s’installer juste à côté de vous, il ne bouge pas, il semble écouter… ou peut-être a-t-il juste senti votre tristesse ?
Sa présence est réconfortante, vous sentez comme la présence de Dieu auprès de vous.
Cette expérience se renouvelle régulièrement, dès que mon mari et moi sommes dans le jardin, « notre » petit rouge-gorge s’invite et renouvelle en nous la chaleur de la présence de Dieu.

Présence de Dieu dans la nature !

CJ